Sur un CBCT, la forme du volume acquis compte autant que sa taille. La plupart des Cone Beam produisent un volume cylindrique qui capture des zones sans intérêt diagnostique tout en irradiant le patient. Le Durr Dental VistaVox S 3D prend le problème par un autre bout : un volume conçu pour épouser l’arcade dentaire. Voici ce que ce choix, et les autres caractéristiques de l’appareil, changent pour le praticien.

Un volume Ø 130×85 mm à la forme de la mâchoire
Le VistaVox S 3D offre un volume d’acquisition de Ø 130×85 mm, dimensionné pour couvrir l’ensemble de l’anatomie maxillo-faciale en un seul examen. L’intérêt n’est pas seulement la couverture : le volume est adapté à la forme de l’arcade, ce qui évite d’exposer inutilement les zones situées hors du champ d’intérêt clinique. Moins de tissu irradié pour une même information diagnostique, c’est le principe de radioprotection appliqué à la géométrie de l’appareil.
Pour les indications ciblées, endodontie ou implant unitaire, un volume réduit de Ø 50×50 mm est disponible en résolution de 80 ou 120 µm. Le praticien choisit le champ selon l’acte au lieu d’imposer systématiquement un grand volume.

Réduction de dose : jusqu’à 62 % en mode SQ
La maîtrise de la dose est un enjeu à la fois réglementaire et éthique en imagerie dentaire. Le VistaVox S 3D annonce en mode SQ une réduction de dose pouvant atteindre 62 %. Combinée au volume adapté à l’anatomie, cette réduction permet de documenter un cas en 3D tout en limitant l’exposition, argument concret vis-à-vis des patients et cohérent avec le principe ALARA imposé en radiologie.
Capteur CsI à pixel de 49,5 µm : la netteté en 2D comme en 3D
La qualité d’image repose sur un capteur CsI haute résolution dont la taille de pixel descend à 49,5 µm. Cette finesse sert aussi bien la panoramique 2D que le volume 3D, l’appareil réalisant les deux types de clichés. Un cabinet couvre donc ses besoins 2D et 3D avec un seul équipement, sans machine dédiée supplémentaire.
La technologie S-Pan, propre à Durr Dental, ajuste la reconstruction panoramique à la morphologie de chaque patient. La couche de netteté suit l’anatomie réelle plutôt qu’une courbe standard, ce qui améliore la lisibilité de la panoramique, en particulier sur les arcades atypiques.
Réduction des artéfacts métalliques en 2D et 3D
L’appareil intègre une réduction des interférences métalliques qui agit sur les clichés 2D et 3D. Les couronnes, tenons et amalgames génèrent des artéfacts qui masquent l’anatomie voisine. Les atténuer rend les coupes exploitables chez des patients déjà porteurs de restaurations, situation courante en implantologie et en réévaluation endodontique.
Le module Ceph : la céphalométrie pour l’orthodontie
Le VistaVox S 3D peut être équipé d’un module céphalométrique, qui complète la panoramique 2D et le volume 3D. Pour un cabinet qui pratique l’orthodontie ou qui travaille en pluridisciplinarité avec un orthodontiste, cette troisième modalité évite d’externaliser les téléradiographies de profil et concentre l’imagerie du patient sur un seul appareil, donc un seul dossier et un seul flux logiciel.
C’est aussi ce qui distingue son positionnement de celui du Cone Beam Owandy I-Max 3D XPro, qui aborde la polyvalence par un volume plus large et le scan d’objets. Deux philosophies différentes pour un même besoin de couverture.
VistaSoft, écran tactile 7 pouces et compatibilité STL
Le pilotage se fait via un écran tactile 7 pouces et le traitement d’image passe par le logiciel VistaSoft, qui centralise l’imagerie du cabinet. Point important pour un flux numérique complet : l’appareil est compatible avec les fichiers STL issus des scanners optiques. Les données du CBCT et celles de l’empreinte optique peuvent être superposées, base de la planification implantaire et de la chirurgie guidée.
Cette compatibilité prend tout son sens si le cabinet est déjà équipé d’un scanner intra-oral : le fichier STL de l’empreinte vient se superposer au volume CBCT pour planifier l’implant sur des données réelles plutôt que sur une estimation.
Réglementation : ce qu’il faut anticiper avant l’installation
Un Cone Beam n’est pas un équipement qu’on branche et qu’on oublie. Son installation s’accompagne d’obligations réglementaires : déclaration de l’appareil auprès de l’ASN, conformité de la salle en radioprotection, contrôles qualité périodiques et organisation de la radioprotection au cabinet. Mal anticipées, ces démarches retardent la mise en service de plusieurs semaines.
C’est un point sur lequel l’accompagnement d’un installateur local pèse autant que le choix de la machine : Meditec Dental vous guide dans ces démarches, coordonne l’aménagement de la salle et planifie l’installation pour une mise en service sans mauvaise surprise.
Pour quel cabinet ?
Le VistaVox S 3D vise le cabinet qui veut un CBCT couvrant à la fois la panoramique 2D et la 3D volumique, avec une attention forte à la dose délivrée et un module Ceph pour l’orthodontie. Sa capacité à fusionner données CBCT et empreintes STL le rend particulièrement pertinent pour l’omnipratique orientée implantologie et les structures pluridisciplinaires.
Avant de trancher, prenez le temps de cartographier vos besoins réels plutôt que de comparer des fiches techniques : notre article faut-il vraiment tout digitaliser ? vous donne une méthode d’arbitrage.
Questions fréquentes sur le VistaVox S 3D
Pourquoi un volume adapté à la forme de la mâchoire ?
Un volume cylindrique classique capture des zones sans intérêt diagnostique tout en irradiant le patient. Le volume Ø 130×85 mm du VistaVox S 3D épouse l’arcade, ce qui délivre la même information avec moins de tissu exposé.
Quel volume pour une endodontie ou un implant unitaire ?
Un volume réduit de Ø 50×50 mm est disponible en résolution 80 ou 120 µm. Le praticien choisit le champ selon l’acte au lieu d’imposer systématiquement un grand volume, conformément au principe ALARA.
Le VistaVox S 3D fait-il aussi la panoramique 2D ?
Oui. Le capteur CsI à pixel de 49,5 µm sert la panoramique 2D comme le volume 3D, et la technologie S-Pan ajuste la reconstruction panoramique à la morphologie de chaque patient. Un module céphalométrique peut compléter l’appareil.
Peut-on superposer un CBCT et une empreinte optique ?
Oui. L’appareil est compatible avec les fichiers STL issus des scanners intra-oraux. La superposition des données CBCT et de l’empreinte optique constitue la base de la planification implantaire et de la chirurgie guidée.
Quelles démarches réglementaires pour installer un Cone Beam ?
L’installation implique la déclaration de l’appareil auprès de l’ASN, la conformité de la salle en radioprotection, des contrôles qualité périodiques et l’organisation de la radioprotection au cabinet. Meditec Dental vous accompagne dans ces démarches.
Le voir en conditions réelles
Meditec Dental installe, paramètre et raccorde le Durr Dental VistaVox S 3D au logiciel métier dans les cabinets dentaires de toute la région PACA, avec formation de l’équipe et prise en charge du SAV sur l’ensemble de la gamme Durr Dental.
Pour une démonstration au cabinet ou un devis, consultez la fiche complète du VistaVox S 3D ou appelez-nous au 04 12 16 03 89. Installation, démarches réglementaires, formation de l’équipe et SAV, partout en PACA.
